Le Roual : 13 r Église- 02 98 07 00 33
Bar Tabac Presse " Café Guillou " - 3 rue de
l'Église : 02.98.07.05.20
Café " Bar du Rail " - 93 route de la Gare : 02.98.07.00.32
Boulangerie Pâtisserie " Favé " - 5 rue de
l'Église :02.98.07.13.49
Salon de coiffure " Anaïg coiffure " 5 rue des écoles : 02.98.07.04.18
Coiffure à domicile : Rozen coiffure - Moulin du Roual : 02.98.21.45.35
Garage Station essence " Guyader Baron " - croix de mission : 02.98.07.00.26
Taxi Barbason - voiture 06.09.33.43.29 dom. 02.98.07.03.11
Un peu d'histoire :
Dirinon : une commune rurale entre mer et rivière
Entre les rives de l'Élorn
au nord et celles de la rivière de Daoulas au sud, Dirinon recèle
de nombreux trésors naturels : grève de Landrévézen, étang du
Roual, rochers de Kerloussouarn, parc et arboretum de Créac'h-ar-Roual
aux Pâquerettes, bois et chemins creux… Dirinon est aussi une
terre d'histoire et de légendes. Celle de Sainte-Nonne et de son
fils Divy, patron du Pays de Galles a profondément marqué le
patrimoine culturel et architectural de la commune : église,
chapelle et tombeau de Sainte-Nonne, chapelle Saint Divy, fontaines
et pierres sacrées ("Berceau de Divy" et "Pierre de
Sainte-Nonne"). De nombreux vestiges et monuments montrent
l'occupation ancienne de Dirinon : deux stèles de l'âge de fer
(env. 700 avant J.C.), tronçons visibles de voies romaines,
enceintes médiévales fortifiées, croix et calvaires, manoirs (XVIe-XVIIIe
siècles), vieux moulins de la vallée du Roual... Les amateurs de
randonnée ont la possibilité d'emprunter de nombreux sentiers,
dont celui du Roual. Le parc naturel des Pâquerettes est particulièrement
apprécié des coureurs et des enfants. L'étang du Roual fait le
bonheur des moulins, des pêcheurs et des promeneurs Presque toutes
les eaux du versant nord de la commune se réunissent au fond d'un
"cirque", où elles forment l'étang du Roual qui s'étale
sur près de 9 ha. Elles se précipitent ensuite dans le vallon du même
nom vers l'Élorn, une des plus belles rivières de Bretagne. Ces
eaux vives ont jadis fait tourner les roues de quatre moulins, dont
ceux du Roual construit en 1622, le "Vieux Moulin" et le
moulin de Poulc'hijou. Non loin de l'étang, se dresse encore le
manoir du Roual, d'origine ancienne (probablement du XIIIe siècle)
mais très bien conservé. L'étang du Roual est aujourd'hui fréquenté
par de nombreux pêcheurs et promeneurs.
Le parc de Créac'h-ar-Roual
aux Pâquerettes mérite plus qu'un détour. Une enceinte médiévale,
un "Cairn de la rencontre", des étangs, un arboretum, un
ensemble "sports et loisirs"… Cet immense terrain de 58
ha, resté à l'abandon jusqu'en 1988, est aujourd'hui un des plus
grands poumons verts de Dirinon. Au fil des années, le parc naturel
est devenu un lieu de rencontre entre personnes valides et résidents
du Centre d'Éducation Motrice des Pâquerettes. L'endroit est également
très prisé des sportifs et des enfants. Situé sur une des
hauteurs du pays de Landerneau-Daoulas, le parc de Créac'h-ar-Roual
abrite plusieurs curiosités qui valent le détour. L'accueil est
assuré 7 jours sur 7 par des moutons noirs d'Ouessant. Les vestiges
d'une enceinte médiévale fortifiée témoignent de l'occupation
ancienne du site. Un peu plus loin, un mégalithe contemporain sort
progressivement de terre. Baptisé "Cairn de la
rencontre", il symbolise la dynamique et l'esprit d'initiative
des acteurs économiques et sociaux du pays de Landerneau-Daoulas,
ainsi que la solidarité entre les habitants de la communauté de
communes. Le parc comprend trois étangs et un arboretum. Véritable
écosystème protégé, il offre aux visiteurs toute une palette
d'activités : promenades sur des sentiers balisés, parcours
sportifs, aires de pique-nique… Zone de chasse gardée, il n'est
pas rare de croiser des renards, lièvres, chevreuils, martes et
différentes familles d'oiseaux (2 000 espèces végétales et
animales sont aujourd'hui recensées sur le site).L'église, bâtie
à partir de 1588 jusqu'en 1714, est dédiée à Sainte-Nonne et à
son fils Divy. Des gargouilles et des crossettes aux formes de lions
et de dragons agrémentent les rampants. Le porche sud (1618) est
orné des douze apôtres encadrant un Christ bénissant. L'intérieur
de l'église doit sa splendeur à sa voûte aux lambris entièrement
peints. Dans la nef, deux rangées de saints sont menées au sud par
Nonne et au nord par Divy. Un jugement dernier orne le chœur. Dans
les transepts se font face les apôtres et les pères de l'église.
Ces peintures sont signées de Jean-Louis Nicolas (1856-1858). Les
sablières (1623) sont ornées de masques aux figures extravagantes.
Dans le sanctuaire, quatre vitraux (1903) relatent le légende de
Sainte-Nonne : débarquement de Nonne à Daoulas, accueil de Nonne
et de son fils par les habitants, présentation de Divy à
Saint-Paulin et baptême de Divy.
La vitrine d'orfèvrerie
contient le trésor sacré de la paroisse : châsse, reliquaire
(1450) avec le plus ancien poinçon de Bretagne, boîtes aux saintes
huiles, calice, patène, ciboire et croix. Ces objets ont été réalisés
par des orfèvres landernéens. La chapelle, également dédiée à
la sainte de Dirinon, est bâtie autour du tombeau de
Sainte-Nonne (1450). Nonne y est représentée allongée,
tenant un livre entre ses mains. Sa tête repose sur un coussin tenu
par des anges et ses pieds terrassent un dragon. La base du tombeau
est ornée de douze apôtres et des blasons des donateurs. L'autel
baroque, les statues de Sainte-Anne, Sainte-Catherine, Sainte-Nonne
et Sainte-Hélène, les sablières et les engoulants complètent la
richesse de l'édifice. La chapelle abrite le musée du vieux
Dirinon. On peut y voir de nombreux objets anciens, quelques scènes
de la vie quotidienne à la fin du XIXe siècle, des broderies, des
coiffes, d'anciennes cartes postales et divers panneaux illustrés
présentant quelques épisodes de l'histoire récente de Dirinon. Le
musée est ouvert au public de juin à septembre. L'entrée est
libre.
La fontaine sacrée
de Sainte-Nonne est située au bord de la route qui relie le bourg
à Kerverrot vers le sud la fontaine est enfermée dans une petite
construction de style "Renaissance" à pilastres portant
un fronton triangulaire. Dans une niche, juste au-dessus de la
fontaine se trouve la statue de la sainte. Fontaine et bassins extérieurs
sont enclos dans un mur en moellons du pays. Le cadre de verdure,
aux murmures des ruisseaux, est charmant.
Sainte-Nonne : de la
légende au mystère breton
À la fin du VIe siècle, Nonne, une jeune religieuse, accoste à
Daoulas. Elle fuit le Pays de Galles, sa terre natale, après avoir
été violée par un prince. Elle trouve alors refuge dans la forêt
de Talarmon où elle fonde un ermitage sous des chênes. Le lieu
prendra par la suite le nom de "Diri Nonn", c'est-à-dire
les chênes de Nonne.
En ce lieu paisible,
elle met au monde Divy. C'est alors que plusieurs miracles se
produisent. Une pierre se transforme en berceau pour accueillir
l'enfant et une source jaillit pour que Nonne puisse baptiser son
fils. Lors du baptême, le parrain, qui était aveugle, retrouve la
vue. Par la suite, Divy deviendra le patron du Pays de Galles et
devra une partie de sa réputation pour ses guérisons de maux
d'yeux.
Nonne décédée, les
habitants décident de lui édifier une église au lieu dit "Gorré
an Urvan". Mais les bases de l'édifice s'effondrent trois
nuits d'affilées. On attelle alors une pierre à deux bœufs qui
s'arrêtent sur le lieu de culte choisi par Nonne. La pierre est
toujours visible dans le mur sud de la chapelle Sainte-Nonne. La
sainte y possède un tombeau datant du milieu du XVe siècle.
Pendant de nombreuses générations, on y menait les jeunes enfants
qui tardaient à marcher.
Sainte-Nonne a également
inspiré un écrivain anonyme du XVIe siècle (un moine de l'abbaye
de Daoulas). S'inspirant d'une vie ancienne, il écrit en breton un
mystère composé de plus de 2 000 vers : la "Buez Santez Nonn"
(La vie de Sainte-Nonne). C'est le plus ancien texte littéraire rédigé
en moyen breton retrouvé à ce jour. Découvert en 1833 au presbytère
de Dirinon, le manuscrit est conservé à la Bibliothèque
nationale. La "Buez Santez Nonn" vient d'être réédité
aux éditions Minihi-Lévénez. On y retrouve le texte original, sa
traduction en français, des illustrations en couleur, ainsi que la
présentation historique et littéraire du mystère, la vie et le
culte de Sainte-Nonne et de Saint-Divy en Bretagne.